CHAPITRE 1 novembre 2003
Bush à vers : spécimen à poil dur de l‘ordre des mollusques invertébrés pléonasmiques.
Se nourrit de toutes sortes de larves à peur de type plutôt rampant.
On le trouve par ex. dans les Everglades ( Floride),
dans ces zones marécageuses dont-il semble être originaire.
C‘est grâce à cette adaptation au milieu qu‘il peut vivre
quelques années sans soucis.
Il n‘a aucun prédateur, à part lui-même et ses bornes,
ce qui lui cause beaucoup de tracas, surtout devant la glace !
Les bornes, elles, n‘ont pas de problèmes, n‘étant ni kilométriques, ni métriques,
mais centimétriques, elles ont tout loisir de travailler en étroite collaboration
dans un climat d‘intimité et de confiance :
deux d‘entre elles se trouvent en effet au bout du nez,
les autres éparpillées de-ci de-là sur les lobes frontaux, entre les arcades sourcilières, et au contact des lentilles ( ce qui facilite le déplacement palludéen).
Il est également sujet aux engelures cérébrales
(comme en attestent certaines recherches sur le neurône unique en milieu défavorisé).
Ses maladies sont nombreuses mais mal étudiées.
La bushite par ex, est une variante de bullshit,
mais sans essuie-glace... (cf pb du prédateur évoqué plus haut).
La bubonite galopante provoque également des troubles sérieux
l‘obligeant à lever les membres supérieurs,
lui donnant une démarche de pingouin qui pourrait
prêter à confusion en cas de déplacement pôlaire.
Mais le danger est le plus souvent écarté
car les deux oreilles communiquent rarement en stéreo (fonctionnement bipôlaire),
et aucune analyse scientifique ne témoigne d‘une quelconque fission du neurône unique...
(voir plus haut).
Son système nerveux central rudimentaire l‘oblige souvent
à se dégourdir les métacarpes en tapotant tout ce qui l‘entoure sur le dos.
L‘observation empirique a permis d‘établir des statistiques fiables
non seulement quant à la fréquence de ce geste (x2),
mais également quant à la nature des destinataires, à savoir: chiens, perroquets, boeufs,
femme souriant(e) contre vents et marais, et autres vertébrés plus ou moins fiables.
Ce syndrôme du “dosdos” est bien-sûr à ne pas confondre
avec celui de la mouche tsé-tsé.
Les volontaires des terres minées, sortes de mouches à miel
aussi appelés soldats, reçoivent de cet animal des cons-seils frontaux,
car il regarde toujours en face.
Sa prodigieuse faculté d‘empathie et sa rhétorique concise
en font un champion du partage unique.
Il ne cèdera pas, là-bas, chez ces rustres de belemnite
qui lui polluent ses chants de patroles !
Il a un ranch pour ses ouiquindes et beaucoup de bêtes dedans,
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